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lundi, 03 octobre 2005

Moureaux et Courard au secours d'un PS en feu

Les débats télévisés de ce dimanche étaient bien sûr consacrés, tant sur la RTBF que sur RTL-TVi, à la démission de Jean-Claude Van Cauwenberghe.

Pour tenter de laver en public l'honneur sali du PS, le parti des camarades avait dépêché sur les plateaux les représentants de la nouvelle et de l'ancienne garde, Philippe Courard, Ministre wallon des affaires intérieures et Philippe Moureaux, Bourgmestre de Molenbeek (lui préfère dire "bourgmaître" par snobisme bourgeois atavique) et président de la fédération bruxelloise.

Le premier des duettistes, personnage pâle et peu convaincant, tentait avec un aplomb artificiel, moult gestes des bras et sourire forcé, de faire croire à une réforme du secteur des intercommunales, alors que son parti avait freiné de toutes ses forces les intiatives prises dans ce domaine par le prédécesseur de Courard, Charles Michel (MR), durant la précédente législature.

Mais c'est évidemment des prestations de Philippe Moureaux dont on se souviendra... Car le potentat socialiste a de la bouteille et de la haine à revendre.

Je ne crois pas qu'il existe dans le paysage politique un personnage aussi détestable que Philippe Moureaux. Toutes ces déclarations sont un concentré d'agressivité, de sous-entendus malsains, de manipulation et d'absence d'argumentation.

Dimanche, ses attaques à l'égard d'Ecolo (dont il faut reconnaître la constance dans son discours sur l'éthique) n'ont pu convaincre personne tant elles étaient outrancières.

En gros, pour le despote bruxellois, en mettant le doigt où ça fait mal, ce parti "fait le jeu de l'extrême-droite"... Argument minable, qui montre clairement que le PS est vraiment aux abois, qu'il peine à faire le ménage dans ses rangs (j'ai la nette impression que c'est Claude Despiegeleer plutôt qu'Isabelle Durand qui fait le jeu du FN, non ?) et que, accessoirement, les capacités intellectuelles démesurées que l'on prête à Moureaux sont injustifiées.

Mais le plus infect dans son attitude est sa manière d'enrober le discours. S'il se contentait d'une reductio ad Hitlerum intermittente, soit... L'époque est à ce type d'argument ! Mais non seulement, cette accusation est constante ("t'es pas de mon avis ? ben alors, t'es d'extrême-droite, na !"), mais, en plus, ce qui pointe chez Moureaux, c'est un mépris très profond et une haine réelle à l'égard de ses adversaires politiques. On sentait dans son regard un tel sentiment de suffisance que l'on s'est pris à le plaindre, tant la vie en société doit lui être pénible.

Le pire est que sa conduite fonctionne. Le sinistre politicard, qui professe encore un marxisme archaïque, a tissé toute une toile d'araignée sur la capitale en plaçant dans chaque secteur des obligés reconnaissants. Une seule arme : la peur qu'il suscite dans ses rangs. Pas une décision n'est prise sans son aval; il est de notoriété publique qu'aucun Ministre socialiste bruxellois ne penserait même à commander du papier sans lui passer un coup de fil...

La peur encore quand il agite le chiffon rouge de la privatisation de la sécurité sociale, soit-disant appelée de tous ses voeux par un complot ultra-libéral (sic) qui gangrènerait l'Etat...

La stratégie de Moureaux passe aussi par la séduction des personnes d'origine étrangère... Fin tacticien, il a su s'entourer de personnalités d'origine maghrébine ou turque et feint d'ignorer les foyers d'islamisme radical qui croissent dans sa commune.

Et c'est donc à ce Monsieur qu'il revenait la lourde tâche de défendre le parti socialiste ce week-end... Qui a dit que le PS manquait de réelles personnalités charismatiques ?

Commentaires

Pourquoi cette attaque ad hominem à l'encontre du Bourgmestre de Molenbeek ?

Ecrit par : Mario SCOLAS | dimanche, 04 décembre 2005

Je crois que mon post répond à votre question...

Ecrit par : climax | dimanche, 04 décembre 2005

Cet article - je dois le dire cruement -, c'est de la bombe. J'ai souvent pensé à Philippe Moureaux en ne trouvant pas mes mots pour dire ce que je pensait tellement mon sentiment était intense. Mais là je dois dire que je suis impressionné par le fait que tout y est. Lorsque l'on suit un peu le personnage, on se rend compte que c'est le seul homme politique à utiliser des tactiques des plus minables pour descendre ses adversaires politiques.

Merci pour cet article

Ecrit par : Bernie | lundi, 05 décembre 2005

Je perçois l'homme Phillippe Moureaux comme un grand homme d'une certaine conception et conviction politique...mais aussi avec un courrage politique comme devrait être tout homme d'état digne de ce nom. C'est une qualité, malheureusement qui se perd un peu en politique belge...

Philippe Moureaux n'est pas entré en politique pour jouer les yes men au Parti Socialiste, ni pour jouer la personne hypocritement affable ou sympathique face à l'électorat.

Par contre, je concède qu'il est redoutable pour descendre ses adversaires politiques...

Ce n'est pas pour rien que lors de chaque meeting politique du Mouvement Réformateur, il est cité successivement et ironiquement le petit père du Peuple, ou encore Flupke Moustache, affuble sa commune, de Stalinkebeek,

Force est de constater...que l'insulte reste l'arme des faibles en politique...

Tiens à propos, existe t-il une biographie du Grand Philippe ?

Ecrit par : Mario SCOLAS | lundi, 05 décembre 2005

Bernie et Mario : voilà bien deux commentaires tout à fait opposés !
Mario, désolé mais je ne vois en Moureaux qu'un personnage fonctionnant au mépris et à la haine...
Quant aux insultes, Moureaux les utilise avec délectation... Il n'a, sur ce point, de leçon à recevoir de personne !

Ecrit par : climax | lundi, 05 décembre 2005

Ben, à propos d'insultes, avez-vous entendu l'extrait diffusé au dernier JT ?
Lors du dernier congrès du Mouvement Réformateur Corinne de Permentier proférait bien des gesticulations et vocifération contre son collègue Freddy Thielemans....Le traitant notamment de vieille épave...Heureusement, le Bon Freddy, n'est pas monté au poteau...contre la Carabosse...
C'est lamentable...

Ecrit par : Mario SCOLAS | lundi, 05 décembre 2005

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