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vendredi, 14 octobre 2005
Le Festival des Libertés, ou quand le gauchisme vomit sa propagande en plein automne
Avatar automnal des kermesses gauchistes, le Festival des Libertés, une initiative de Bruxelles Laïque, va déployer ses fastes onéreux durant le mois de novembre...
Grâce à un vernis consensuel (promouvoir les libertés), les “travailleurs et acteurs de la laïcité” vont attirer le gogo (ou le bobo) et le soumettre à un lavage de cerveau intense pour le convertir à leur idéologie avariée.
Cette méthode obscène, qui consiste à confisquer une idée généreuse et à la travestir pour qu'elle corresponde à des dogmes frelatés, résidus malodorants de tiers-mondisme, à peine recyclés en un alter-mondialisme putride, est soutenue activement par une série d'institutions publiques qui déversent aux organisateurs des tombereaux de subsides.
Jugez plutôt : la Région de Bruxelles-Capitale, la Communauté française, la Commission communautaire française (pourtant en faillite virtuelle), la Ville de Bruxelles, l'échevinat de la culture de la Ville de Bruxelles (excusez le doublon), BXL, Télé-Bruxelles et l'association “Article 27” (ces trois derniers étant déjà grassement financés par le contribuable) mettent à la main au (ou plutôt à notre) portefeuille.
Notez que, malgré ces généreux donateurs, les concerts planifiés restent payants (plus de 20 € pour les têtes d'affiches tout de même)...
Après la présentation des mécènes, examinons le programme du Festival des Libertés.
Comme on peut s'y attendre, les concerts, tables-rondes, débats, rencontres et animations ne réclameront pas la liberté totale de commerce, la suppression de la PAC ou des délits d'opinion, ou encore la libéralisation des monopoles étatiques... même si le nom du festival pouvait a priori le laisser croire.
Non, paradoxalement, le festival accueillera des personnages dont le rapport à la liberté est aussi douteux que celui qui relie, par exemple, la Carolorégienne à un exemple de gestion transparente.
Ainsi, Serge Halimi, journaliste au Monde Diplomatique, langue de pute en chef dans son essai “Les nouveaux chiens de garde”, viendra éclairer l'auditoire sur les rapports qu'entretiennent les mouvements contestataires et les médias.
La citoyenneté européenne, elle, sera au centre d'un débat dont le casting ne laisse aucun doute sur l'orientation proposée au spectateur-citoyen.
Mais le meilleur est à venir... car des films seront aussi projetés : j'ai un faible pour une bobine intitulée “La Quatrième Guerre Mondiale”, dont l'argument que je reproduis ci-dessous laisse entrevoir une objectivité à toute épreuve :
“A travers le monde entier, la violence inhérente au processus de néolibéralisation fait d'innombrables victimes. Mais ceux qui refusent la terreur imposée par cette "guerre contre tous" s'organisent autour d'actes de désobéissance civile. Les images parfois douloureuses de ce film nous montrent aussi que les chemins de la résistance sont multiples et qu'ils ouvrent la voie à d'autres mondes possibles.”
Ca donne envie, non ?
Sinon, il y a aussi “Le Cauchemar de Darwin” qui a l'air pas mal :
“Le Cauchemar de Darwin interpelle les consciences à travers une fable accablante sur les délires d'une époque entraînée dans les abîmes de l'inhumanité par l'idéologie du profit. Loin d'un film à thèse, la force de ce documentaire est de donner une image concrète aux effets pervers de la mondialisation néolibérale.”
Sans oublier “Opération salAMI”, dont le titre laisse espérer que l'humour trouvera peut-être sa place dans cette bandes de tristes sires qui, souvent, en manquent cruellement :
“Des Canadiens engagés dans la dénonciation des effets négatifs de la mondialisation se mobilisent pour faire échouer l'Accord Multilatéral sur les Investissements (AMI). En décidant d'empêcher la tenue de la conférence internationale sur le projet, ils choisissent la désobéissance civile comme moyen d'action. Des préparatifs de l'action à la confrontation avec la police en passant par les doutes de participants, Opération SalAMI montre le cheminement personnel et collectif nécessaire pour mener à bien une action non-violente.”
Un petit mot aussi sur les musiciens du tiers-monde enrôlés dans ce festival, venus divertir le gauchiste et lui donner bonne conscience : je ne peux me défaire de l'idée qu'ils sont purement et simplement utilisés par les organisateurs comme porte-voix de thématiques purement occidentales.
De manière générale, que des doux rêveurs se réunissent, se gorgent de slogans stupides, se tapent des débats à sens unique et prennent leur pied en écoutant un type jouer du Jimi Hendrix à la cithare électrique ne me dérange absolument pas.
Le problème, c'est qu'il leur est impossible d'organiser ce genre de happenings sans faire passer le contribuable à la caisse...
Mais, pire, oser appeler “Festival des Libertés” une manifestation qui vomit toute velleité libéralisatrice fait des organisateurs non de simples naïfs, mais de véritables escrocs.
14:50 Publié dans Culture citoyenne et subventionnée | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note





Commentaires
Le pire, c'est que ça marche. Les gogols qui suivent en moutons ce genre de "fêtes", sont les mêmes que ceux qui accordentau" Da VinciCode" une créibilité...
On en deviendrait misanthrope. Enfin je parle pour moi.
Ecrit par : TheLifeOfBrian | samedi, 15 octobre 2005
Une bonne claque de plus aux mauvaises odeurs consensuello-partagistes.
Bravo Climax !
Ecrit par : Thierry | samedi, 15 octobre 2005
Toujours le même détournement sémantique de la "Laïcité" belge... et détournement financier vu que tout cela sort de la poche du contribuable (qu'ils le fassent avec l'argent de leur "culte", c'est leur droit mais au vu des intervenants -cocof & co- et des lieux -Pathé Palace, Bozar, ...- )
La "laïcité" belge est pourtant sur le campus de l'Université Libre de Bruxelles, haut-lieu du libéralisme belge. Non? ;-)
Ecrit par : Couhoulinn | lundi, 17 octobre 2005
La "laïcité organisée" est clairement un lobby socialiste... La confiscation du mot "liberté" est d'autant plus insupportable... Quant à l'ULB, elle n'est plus depuis longtemps un haut-lieu du libéralisme belge... mais ça vous le saviez déjà, non ? ;)
Ecrit par : climax | lundi, 17 octobre 2005
Salut les grabataires.
Je passais simplement pour vous signaler que ce post n'atteint pas le même succès que celui sur Esperanzah. Bizarre. pourtant le titre est (quasi) identique !
On recherche la polèmique Climax ?
Déçu de ne plus avoir autant de commentaires sur tes posts ?
On perd des points dans la Blogoboule mon coco !
Bises les filles.
Ecrit par : Helmond | jeudi, 20 octobre 2005
Helmond, ravi de vous revoir par ici... En effet pas le même succès que pour Esperanzah... J'avoue être déçu... Vous ne voudriez pas, sur votre site merveilleux, faire de la retape pour ce post ? Histoire d'être noyé sous les commentaires indignés...
Ecrit par : climax | jeudi, 20 octobre 2005
le pire c'est qu'il n'y a pas le moindre artiste de la communauté française, ni de bruxelles, dans ce festival !
alors a quoi il sert ce pognon de la cocof ?
Ecrit par : ajax | vendredi, 04 novembre 2005
En effet ajax, l'absence de Mousta Largo est incompréhensible...
Ecrit par : climax | vendredi, 04 novembre 2005
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