dimanche, 20 novembre 2005

Libéralisme social : le retour de la momie

Au secours ! Les mânes du libéralisme social, montrueux Janus qu'on croyait disparu avec Louis Michel, reviennent hanter le paysage politique bruxellois !

Soucieux en effet de ne pas se positionner uniquement sur le plan communautaire, le FDF organise aujourd'hui un congrès des "réformateurs sociaux", histoire de se trouver une identité au sein du MR. Au menu : revalorisation des services publics, accroissement de la solidarité sociale, lutte contre l'exclusion, etc. Que du bon !

Que du social(isme) aussi, et bien peu de libéralisme...

Rappelons une fois pour toutes que l'expression "libéralisme social" est au mieux un pléonasme, au pire un oxymore...

Dans les deux cas, il ne sert qu'à attirer le gogo et à lui vendre une soupe indigeste : la social-démocratie dans laquelle se vautre une bonne part de l'Europe, avec ses taux de croissance indigents, ses régimes de sécurité sociale en faillite, ses taux de chômage gigantesques et son mépris de l'individu.

Commentaires

De quoi vous plaignez-vous enfin ! Songez qu'en France la synthèse générale du Parti socialiste s'est accordée sur un SMIC à 1500 euros.

Ecrit par : Gauthier | dimanche, 20 novembre 2005

Louis Michel? Il l'a avoué lui-même : il n'a rien de libéral, il est socialiste dans l'âme. Il s'est retrouvé au PRL par opportunisme. Il a complètement pourri le discours de Jean Gol à tous les points de vue : libéralisme, immigration, économie, indépendants, ...

Il est notre traitre "de droite" comme l'est Jacques Chirac pour les français.

Ecrit par : Couhoulinn | dimanche, 20 novembre 2005

Parfois, je rigole tellement je suis d'accord avec vous, mais pas sur les conclusions finales.

Étonnant d'encore s'étonner de la soupe des principaux partis politiques. Mais je m'en étonne tout les jours !

Ecrit par : Jonathan Loriaux | dimanche, 20 novembre 2005

Etonné et surpris à la fois de ce que je lis...

Depuis quand le libéralisme est-il de "droite" comme lu plus haut ? Depuis quand ce courant se revendique-t-il d'une sous-sphère philosophique ?

Que du contraire, ce qui fait à la fois la force et la faiblesse des Libéraux, c'est qu'ils sont partagés entre différents courants qui peuvent, dans certains cas, être aussi antinomiques que l'eau et le feu (laïcards, catholiques, conservateur, semi-étatiste, libertarien, etc.).

A prendre un seul exemple, un libertarien peut difficilement s'accorder avec un libéral plus nuancé sur l'étatisme, par exemple.

Autant je respecte ceux qui assument leur conservatisme, autant je suis dubitatif sur l'idée qui ferait de ce sous-courant le porte-drapeau d'une idéologie (hautement) plurielle.

Ecrit par : promethee | lundi, 21 novembre 2005

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