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mercredi, 25 janvier 2006

La politique culturelle d'Henri Simons

Il faut lire l'article que La Libre consacre au bilan culturel d'Henri Simons, premier échevin de la Ville de Bruxelles. Les bornes de la boursouflure sont dépassées avec une telle allégresse que le lecteur est pris de vertige...

La complaisance de la journaliste atteint aussi des sommets étonnants, elle qui n'hésite pas à copier/coller le délire verbeux de l'échevin.

Dirigisme, démagogie et arrogance sont les mamelles de sa "politique culturelle" (expression déjà insupportable en soi), qui se résume à une cascade de prébendes, justifiées par des slogans creux et prétentieux...

Mais le tout serait "cohérent", la "charnière" étant assurée par le programme "Reconnaissance de la culture, culture de la reconnaissance" (bel exemple de formule dans le vent, mais sans signification aucune).

Au coeur des préoccupations du Malraux brusseleir : "la dimension citoyenne de la culture". En effet, "le citoyen n'est pas seulement un spectateur, c'est aussi un habitant de la cité", insiste-t-il, sans craindre les lapalissades...

Dès lors, Simons s'est donné pour mission de "revitaliser le tissu urbain" (et vlan, un poncif en plus), histoire de sensibliser des citoyens (qui n'ont rien demandé) à la vie culturelle...

Pour ce faire, "le service Culture a recruté trois médiateurs culturels en 2005 qui agissent directement sur le terrain afin de favoriser les rencontres entre les valeurs culturelles des habitants de toutes les communautés". Miam ! Le dirigisme élevé au rang d'oeuvre d'art, on en redemande !

Ainsi, trois gusses patrouillent en ville à nos frais pour encourager les rencontres... Car il est évident que le Bruxellois de base est trop stupide pour décider seul d'aller voir une expo ou un concert, il lui faut un "médiateur" qui lui dise ce qui et beau et ce qui ne l'est pas.

Sous couvert de bonnes intentions, Simons prend donc les habitants de la capitale pour des cons. 

Sacré par le suffrage universel, oint du saint-chrême démocratique, il estime qu'il lui revient de droit l'obligation d'éclairer la populace, à coups de Festival Maïs ou de Trash People...

Commentaires

Je ne comprends absolument rien au charabia de la Libre, ni d'ailleurs à ce que tu sembles en avoir compris. Je dois être un indécrottable réac. J'en suis réduit à compter les mots les plus utilisés, genre "cohérence".

Est-ce grave docteur ?

Ecrit par : melodius | jeudi, 26 janvier 2006

Melodius, faut croire que mes capacités cognitives ont été gravement endommagées suite à la fréquentation assidue du vocabulaire cultureux :-)

Ecrit par : climax | jeudi, 26 janvier 2006

Mais Simons c'est aussi le précieux ridicule

- à l’origine de la rénovation catastrophique de la Rue Neuve, inaugurée en mars 1999, sinistrée moins de deux ans après: les matériaux étaient de très mauvaise qualité. Tout dû être refait en 2002 (aux frais de la Ville donc du contribuable);

- qui souhaitait que la Ville rachète le bâtiment du Who’s Who’s Land. Le prix fixé (45.000.000 de francs belges) était largement au-dessus d’une estimation normale du bien.

- qui désirait imposer du logement Montagne de la Cour sans tenir compte de la perspective vers le Mont des Arts ou des extensions possibles du musée des Beaux-Arts;

- qui a chassé le marché de Noël de la Grand-Place sous prétexte de rendre la place aux touristes mais continue d’accorder des autorisations pour n’importe quelle autre manifestation (au moins un podium à la con toutes les deux semaines, les jazz Festivals, ...) ;

- qui a fait l'autruche après l'effondrement, le 04/05/03, du toit de la crèche Gabrielle Petit à Laeken, un an et demi seulement après son inauguration. Il faut savoir qu’il s’agissait d’une crèche «écologique» à 1.500.000 EUR (pierre ponce, bois, toit recouvert de terre(!), etc). L’accident avait eu lieu la nuit et une tragédie fut évitée de justesse;

- qui était contre la destruction de la tour du Lotto près de la Gare Centrale (ou plutôt contre de Donnéa, qui n’avait pas toujours que des mauvaises idées?);

- qui a tenté de faire disparaître à tout prix le fritkot typique de la Place de la Chapelle;

- qui suggère (avec d’autres gentils allumés) de construire sur le site de Tour et Taxis un immeuble phare d’une hauteur égale à une fois et demie celle de Belgacom;

- qui disait à propos de l’Ommegang: «Nous ne pouvons rester accrochés aux anciens », …

Beau CV, n'est-il pas ?

Ecrit par : Thierry | jeudi, 26 janvier 2006

Beau pédigrée ! Merci pour la synthèse, Thierry !

Ecrit par : climax | jeudi, 26 janvier 2006

La seule surprise, c'est qu'il ne soit pas affilié au PS.

On peut dire ce qu'on veut des idées d'Ecolo (je vous passe mon opinion à ce sujet, "not fit to print" comme disent les Ricains) mais ils ne sont pas coûtumiers de ce genre de pratiques.

Ecrit par : melodius | vendredi, 27 janvier 2006

Dans moins de 60 jours on fêtera le Jubilé de l' ATOMIUM sans rendre hommage à son créateur qui lui a donné ce nom !
Une Symphonie a été composée spécialement...Mais cette Symphonie a été rejetée des festivités du 17 avril au 19 octobre 2008 !

POURQUOI CET "HOMMAGE MUSICAL" N'A PAS ETE PRIS EN COMPTE ?
FETER L'EDIFICE "ATOMIUM" SANS METTRE A L'HONNEUR SON CONCEPTEUR EST-CE VRAIMENT LOGIQUE ?
BIEN D'AUTRES QUESTIONS SE POSENT...AURONT-ELLES DES REPONSES ?

Si vous désirez réagir dans :
symphaw@club-internet.fr
Informations complémentaires sur le site www.symphoniedungenie.com

Jean Waterkeyn initiateur du projet "Hommage musical au créateur de l'Atomium de Bruxelles"

Ecrit par : waterkeyn | lundi, 18 février 2008

Le jubilé de l’Atomium ne sera pas Symphonique.
La Symphonie d’un Génie n’a pas été retenue
Grande déception pour cette création qui était une initiative louable.
Bonne chance aux festivités du 50è anniversaire de l’Atomium
Jean Waterkeyn

Ecrit par : waterkeyn | dimanche, 24 février 2008

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