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lundi, 26 juin 2006
"Le Belge ne paie pas trop d'impôts" : non peut-être ?
Quelle est donc la mouche collectiviste qui a piqué les auteurs de l'enquête parue ce week-end dans La Libre Entreprise ?
Sous le titre "Le Belge ne paie pas trop d'impôts", le quotidien nous livre une défense et illustration du fiscalisme qu'on croirait issue d'un brainstorming arrosé de la FGTB... En effet, sachez que "les impôts servent à financer notre confort, notre mode de vie", pas moins !
Point de départ de la réflexion : une étude de PwC qui détermine le jour de l'année à partir duquel le Belge travaille pour lui, les jours précédents étant consacrés à l'entretien de l'Etat...
Dans notre pays, ce n'est qu'au-delà du 10 juin que le citoyen cesse de trimer pour les autres. Or, en Grande-Bretagne, la date-pivot est le 3 juin.
Conclusion de l'auteur de l'article : "Sur base de ce seul élément de comparaison, le Belge ne paierait donc pas «trop» d'impôts» ? En effet, et c'est encore plus vrai depuis que se font sentir les effets de la réforme fiscale dont notre ministre des Finances Didier Reynders rappelle régulièrement l'existence."
On admirera la logique imparable du journaliste ("en Grande-Bretagne, ils sont un peu moins taxés donc, chez nous, on ne paie pas trop d'impôts, lumineux, non ?"), doublée d'un cirage de pompes en règle du Vice-Premier Ministre MR.
De toutes manières, nous dit l'article, "on redistribue presque tout !"... Encore heureux, se dira le lecteur...
Certes, les dépenses de l'Etat représentent 50,8 % du PIB, mais "les pouvoirs publics assument de nombreuses responsabilités: défense, justice, intégration, protection sociale, médias, etc."
Point de réflexion bien évidemment sur la nécessité de laisser le privé "assumer aussi de nombreuses responsabilités", ce qu'il est capable de faire plus efficacement et à moindre coût.
Autre ineptie relayée par la gazette : le mythe de la gratuité.
Ainsi, "chaque citoyen peut emprunter gratuitement des routes, des autoroutes et les grandes infrastructures (ponts, canaux, etc.) si coûteuses à réaliser" (je souligne cette magnifique contradiction), "Idem pour la culture ouverte à tous, avec le théâtre, des films, des concerts, des bibliothèques publiques largement subsidiées" (je souligne à nouveau).
Qui subsidie ? Qui paie les grandes infrastructures ?
Le brillant journaleux voudrait-il nous faire croire que ne pas payer une seconde fois rendrait ces services gratuits pour le contribuable ?
Autre canard auquel La Libre Entreprise s'attache à couper les ailes : la hausse de la pression fiscale.
Malgré les nouvelles taxes sur les sicav, par exemple, cette pression n'augmenterait pas... "Tout est question d'analyse", explique un "spécialiste des finances" (sic) : "on oublie un peu vite de citer aussi la diminution de 12,50 pc à 10 pc des droits d'enregistrement. Ça, c'est vraiment une diminution de la pression fiscale".
Le problème c'est que les droits d'enregistrement (sur la transmission d'immeubles, s'entend) n'ont diminué qu'en Flandre, et pas ailleurs... Dommage pour le "spécialiste", qui a raison de rester anonyme.
Bref, sous couvert d'"enquête", c'est un véritable festival de contre-vérités, d'erreurs logiques grossières, de partis-pris idéologiques et d'erreurs factuelles qu'il nous est donné de lire. Plus qu'étonnant : lamentable.
UPDATE : Quand les grands esprits se rencontrent... RonnieHayek, sur Chacun pour soi, démolit brillamment mais rageusement la même "enquête".
13:50 Publié dans Politique belge | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note





Commentaires
J'ai envie de frites mexicaines.
Ecrit par : Nous. | lundi, 26 juin 2006
C'est pas plutot vers le 15 juillet qu'on arrête de bosser pour l'état ? A moins qu'il ne compte pas la TVA (La différence fait presque 21 %)
Ecrit par : PVB | lundi, 26 juin 2006
Rappelons que l'indice de misère fiscale élaboré par Forbes (résultat de la somme des taux des différents impôts : de société, sur le revenu, sur le patrimoine, la sécurité sociale de l'employeur et de l'employé et la TVA) place la Belgique en troisième position derrière la France et la Chine, devant la Suède.
http://www.forbes.com/global/2006/0522/032.html
Ecrit par : Lucilio | lundi, 26 juin 2006
"si coûteuse à réaliser"
C'est pour ça qu'elles ne sont réalisées qu'à moitié :D
Quelle belle expression n'empêche !
Ecrit par : Ash | lundi, 26 juin 2006
Brillant article, Climax !
Ecrit par : Thierry | lundi, 26 juin 2006
Le journaliste est-il encarté ? J'ai cru que l'on parlait du Swouaire mais non, c'est bien La Libre...oups...
Ecrit par : promethee | lundi, 26 juin 2006
Excellent papier, rédigé dans un style clair (à l'opposé de la prose lourdingue de M. RonnieHayek). Profonde ignorance économique du journaliste en question. Presse subventionnée, presse aux ordres.
NR
Ecrit par : Nicolaï | mardi, 27 juin 2006
Vous avez dit "journaliste" ? Allons allons, voilà oeuvre de propagande dont les nazis ne seraient pas peu fier. Je link ton article chez moi.
Ecrit par : TheLifeOfBrian | mardi, 27 juin 2006
bon commentaire. On se demande l'intérêt d'un tel article, sinon conforter le belge lambda dans ses espoirs les plus fous: devenir fonctionnaire.
Se demander comment l'UK arrive à remplir ses caisses autant que la Belgique sans taxer le travail aussi fort, se demander comment avoir une administration fiscale performante et intelligente (30.000 fonctionnaires fédéraux du fisc en Belgique, 30.000 fonctionnaires fédéraux du fisc aux USA, ça laisse rêveur), toutes questions laissées de côté par le journaliste (dénomination usurpée)
Ecrit par : alex | mardi, 27 juin 2006
Entre (), Ronniehayek dit ceci, et je ne commente pas sur son blog parce que j'ai la flemme de l'inscriptio:
"le "consentement à l’impôt" (l’un des oxymorons les plus ineptes qui fussent)."
Pas d'accord, mais alors, pas d'accord du tout: le principe du consentement à l'impôt est une des plus éclatantes victoires de la bourgeoisie honnie par nos bienpesants contre l'état. elle procède de la création des libertés publiques, il faut se souvenir que les constitutions révolutionnaires et les libertés publiques qu'elles établissent (libertés publiques = droits de l'homme en réalité) doivent tout au combat du citoyen contre l'impôt et l'état, et rien à la gauche historique.
Ecrit par : alex | mardi, 27 juin 2006
"Et on redistribue presque tout!": d'après La Libre, toute dépense de l'Etat constitue une redistribution, y compris les traitements des fonctionnaires et autres frais de fonctionnement (hormis les frais propres au SPF Finances, d'où le "presque tout").
Voilà une conception très extensive de la redistribution ...
Tiens, on peut aussi interpréter le titre de cet article comme une félicitation adressée à l'Etat parce qu'il dépense ses recettes fiscales. Dame, c'est qu'il il pourrait le thésauriser, ce magot!
Ecrit par : Ostrogods | mardi, 27 juin 2006
"Quelle est donc la mouche collectiviste qui a piqué les auteurs de l'enquête parue ce week-end dans La Libre Entreprise ?"
Michel Konen ....au hasard ....?
Ecrit par : Olivier | mardi, 27 juin 2006
alex, je ne suis pas certain d'avoir compris ce que tu veux dire. Je te signale que sous l'ancien régime, le souverain ne pouvait lever d'impôts que s'il obtenait le consentement des états-généraux. Donc à ce niveau-là, 1789 est bien une régression.
Ecrit par : melodius | mardi, 27 juin 2006
J'ai été très surpris aussi en lisant ce titre.
Ecrit par : Alain Destexhe | mardi, 27 juin 2006
Bénédicte Vaes du Soir a sans doute pensé que le développement de ses collègues de La Libre n'était pas assez percutant...elle signe ce jour un édito intitulé "La sécurité a un prix : l'impôt"...
Morceau choisi : "Dénigrer l'impôt, c'est hypothéquer la sécurité". A ce stade-là, ça se passe de commentaire.
Ecrit par : valentine | mercredi, 28 juin 2006
Voilà où vont les impôts que nous ne payons pas assez :
(BELGA) "La Belgique est prête à affecter rapidement deux millions d'euros à Haïti pour le paiement de ses fonctionnaires, a indiqué mercredi le ministre de la Coopération au développement, Armand De Decker, à l'issue d'un entretien avec le président haïtien René Préval."
Ecrit par : ludovic | mercredi, 28 juin 2006
Léopoldine, maintenant le Swâââr... On a menacé de leur retirer les subsides ou quoi ? La flagornerie dont font preuve ces écrivaillons sans courage et sans talent envers leurs maîtres me soulève le coeur.
Ecrit par : melodius | mercredi, 28 juin 2006
@ Alex : RonnieHayek vous répond à propos du consentement à l'impôt : http://chacun-pour-soi.blogspot.com/2006/06/le-mythe-de-limpt-volontaire.html#comments
Ecrit par : climax | jeudi, 29 juin 2006
Par rapport au commentaire d'Alex:
En fait, le problème de l'approbation par le parlement du budget est plus complexe.
Effectivement, la loi par laquelle est adoptée le budget est approuvée par le parlement, ce qui lui donne sa légitimité dans un système démocratique. Sauf erreur, les impôts doivent d'ailleurs être approuvés à nouveau tous les ans.
Le problème, c'est que bien peu de parlementaires prennent la peine et le temps de réellement examiner les lois budgétaires, poste par poste, tant du côté des dépenses que des recettes. La matière est ingrate, ardue, et peu profitable au plan politique.
Ce à quoi il faut rajouter que fondamentalement, la loi budgétaire revient à approuver ou à censurer le gouvernement (s'il n'a pas de budget approuvé, il n'a pas les moyens de mener la politique qu'il souhaite, vu qu'il doit fonctionner alors avec les 1/12 provisoires, sur base du budget de l'année précécente).
Le vote de la loi budgétaire devient donc l'occasion de faire tomber un gouvernement. Vu l'emprise de ceux-ci sur le parlement, vous vous doutez que ce vote fait l'objet de consignes très strictes au sein des partis.
Donc effectivement, si l'approbation du budget (et donc des impôts) par les représentants de la nation peut être considére positivement (la grande conquête de 1789 est surtout la disparition du privilège par rapport à l'impôt) en pratique, ce n'est plus tant l'impôt qui est approuvé, que l'action du gouvernement.
De là d'ailleurs que ces lois sont quasi-toujours votées majorité contre opposition.
Ouf ! Je m'excuse si j'ai été trop long
Ecrit par : paul | vendredi, 30 juin 2006
A mon avis, si on doit prendre l'argent des riches pour le donner aux pauvres, c'est pour deux raisons principales:
1) on ne peut pas faire le contraire
2) peu de riches (heureusement pas tous, merci à Bill Gates et à ces émules) sont prèts à donner une partie significative de leur cher argent aux pauvres.
En attendant l'"impot consenti", il faut bien passer par l'"impot forcé"... non ?
Ecrit par : alain | vendredi, 30 juin 2006
Tout d'abord, on prend rarement l'argent aux riches pour le donner aux pauvres: on le prend aux classes moyennes pour le donner aux politiciens et à leurs clientèles, qui sont tout sauf pauvres.
Ensuite, le meilleur moyen de sortir de la pauvreté, c'est le travail. Je sais, c'est plus dur que le vol fiscal, mais non seulement c'est plus moral, mais de plus c'est plus efficace.
Ecrit par : melodius | samedi, 01 juillet 2006
Je cite : "le meilleur moyen de sortir de la pauvreté, c'est le travail" (melodius)
Ah ah ah ! J'en ai encore mal au ventre de rire comme ça ... trop drôle ! Les ouvriers qui ont travaillé dans l'amiante et les anciens mineurs de fond -- ces sales profiteurs pleins aux as -- ont dû bien se marrer en lisant cette maxime (enfin, ceux qui ne sont pas encore morts d'un cancer de la plèvre ...).
Non, blague à part, vous étiez sérieux en écrivant cela ? oui ???
Ecrit par : edmond_dantes | lundi, 10 juillet 2006
Je n'en reviens pas qu'il se trouve encore des gens assez stupides pour s'imaginer que cette propgande misérabiliste usée jusqu'à la corde puisse encore fonctionner. Il serait temps de faire un objectif 1 dans ta tête camarade.
Ecrit par : melodius | lundi, 10 juillet 2006
A mon humble avis, il s'agit plus de faits avérés que de propagande misérabiliste ...
D'ailleurs, même s'il ne fait pas l'ombre d'un doute que le régime soviétique était abominable, il faut bien reconnaître avec pragmatisme que c'est grâce à l'épouvantail communiste que les petites gens des pays européens ont pu obtenir quelques avantages sociaux ... Les patrons et les dirigeants ont préféré faire de menues concessions (congés payés, etc.) plutôt que de courir le risque d'une révolution d'octobre. Sans cela, on en serait toujours aux enfants de 5 ans travaillant dans les mines ... (désolé, mais ce n'est pas de la propagande, c'étaient des personnes de chair et de sang).
Ecrit par : edmond_dantes | lundi, 10 juillet 2006
N'importe quoi. L'interdiction du travail des enfants est votée en 1889, elle prédate amplement le coup d'état bolchévique.
http://www.carhop.be/art18.pdf
Décidément, tous les mensonges sont bons pour trouver des excuses au totalitarisme soviétique. Tu es un beau salaud, mon bon Edmond.
Ecrit par : melodius | lundi, 10 juillet 2006
Je cite la révolution russe pour les avantages sociaux comme les congés payés. L'interdiction du travail des enfants est bien entendu la conséquence du même type de phénomène d'épouvantail, liée à la révolution de 1848 et à la Commune de 1870 (sans compter les grèves et autres mouvements sociaux).
Je répète que je n'ai pas le moindre embryon de sympathie pour les régimes soviétiques ; je dis simplement qu'ils ont été les alliés objectifs des droits de travailleurs en Occident. C'est si difficile à comprendre ?
Je veux bien qu'on me réfute, mais par autre chose que des insultes si ce n'est pas trop demander.
En vous remerciant ;-)
Ecrit par : edmond_dantes | lundi, 10 juillet 2006
Edmond Dantes, vous avez écrit plus haut noir sur blanc que sans le régime soviétique, "on en serait toujours aux enfants de 5 ans travaillant dans les mines".
C'est faux et stupide.
Si j'étais vous, je retournerais vite fait au Château d'If.
Ecrit par : climax | lundi, 10 juillet 2006
Ben dis donc, ça a l'air difficile pour vous de répondre autrement que par l'insulte. Ca vous arracherait les doigts de taper un truc du genre "Les soviétiques ont causé la mort de millions de personnes, mais c'est vrai qu'ils ont (indirectement) amené les dirigeants occidentaux à voter des lois plus favorables aux travailleurs." ?
Il n'en faut pas plus à mon bonheur (vous voyez, je ne suis ni difficile ni rancunier) ;-)
Ecrit par : edmond_dantes | lundi, 10 juillet 2006
"Les soviétiques ont causé la mort de millions de personnes, mais c'est vrai qu'ils ont (indirectement) amené les dirigeants occidentaux à voter des lois plus favorables aux travailleurs."
Ca n'arracherait les doigts à personne : c'est simplement faux. Ainsi, par exemple, les grandes législations sociales allemandes (sécurité sociale, etc.) datent de Bismark.
Ecrit par : Lucilio | lundi, 10 juillet 2006
Et les congés payés ? Et la semaine de 40 heures ? Et la sécurité sociale en France (1945) ?
Et pourquoi Bismarck a-t-il fait voter ces lois ? Par générosité ? N'est-ce pas plutôt pour barrer la route aux communistes et aux socialistes qui voulaient empêcher tous les notables très respectables de faire leurs petites affaires entre eux, en négligeant le sort de la majorité de la population ? Il a également favorisé le sentiment national(iste) allemand, avec les conséquences désastreuses que l'on sait ...
Pour résumer, selon vous, les socialistes et communistes n'ont strictement rien apporté de positif à l'humanité ? Vive la nuance ...
Ecrit par : edmond_dantes | lundi, 10 juillet 2006
Edmond, tu me rappelles certaine "connaissance" dont le dada est qu'Hitler n'était pas si mal après tout puisqu'il a donné du travail aux chômeurs allemands en faisant construire les autoroutes. Vous êtes décidément tous pareils.
Ecrit par : melodius | lundi, 10 juillet 2006
Je proteste par ailleurs contre le détournement de l'oeuvre et du personnage de Dumas, qui ne mérite pas d'être associé à la prose nauséabonde d'un ennemi du genre humain et de la civilisation.
Ecrit par : melodius | lundi, 10 juillet 2006
"Pour résumer, selon vous, les socialistes et communistes n'ont strictement rien apporté de positif à l'humanité ? Vive la nuance ..."
100 millions de cadavres, sans compter les vies détruites. Vas-y "nuance", espèce de crapule.
Ecrit par : melodius | lundi, 10 juillet 2006
"Et la sécurité sociale en France (1945) ?"
Tu fais bien d'en parler : avant la Seconde Guerre mondiale, les caisses de secours mutuels étaient privées et elles ne devaient rien aux socialistes totalitaires. Par contre, c'est bien l'exemple des totalitaires qui à conduit l'état français à spolier les travailleurs français de leurs économies en nationalisant ces caisses et en s'emparant de l'épargne de millions de gens.
Ecrit par : Lucilio | lundi, 10 juillet 2006
"Et pourquoi Bismarck a-t-il fait voter ces lois ?"
Parce que c'était un étatiste à tendance proto-totalitaire. Il cherchait, par là - en parfait anti-libéral -, à contrôler plus étroitement la population allemande. Cette démarche sera la même qui règlera les lois sociales national-socialistes du IIIe Reich, qui peuvent et qui ont été reprises telles quelles par les sociales-démocraties et qui, sous couvert de protection sociale, visait à un contrôle absolu de la société par l'État.
Ecrit par : Lucilio | lundi, 10 juillet 2006
En préambule, je précise que j'exècre Staline encore plus que Hitler (ce qui n'est pas peu dire...) ; je suis d'ailleurs opposé à tout culte de la personnalité. Mais les résistants socialistes et communistes morts dans les camps nazis, ça ne compte pour rien ? N'avaient-ils pas un idéal qui mérite le respect ? Et les républicains espagnols ? Et Allende ? Et Thomas Sankara ? Et Lumumba ? Il n'y a quand même pas que des génocidaires à gauche ... si vous pensez que oui, faites gaffe, on est au moins quelques centaines de millions de barbares sur terre ...
Au fait : "stupide", "salaud", "crapule", ce sont des marques de civilisation, sans doute ? Je dois être un sauvage alors, je semble ne pas maîtriser l'art de l'insulte aussi bien que vous ... ;-)
Ecrit par : edmond_dantes | lundi, 10 juillet 2006
"Pour résumer, selon vous, les socialistes et communistes n'ont strictement rien apporté de positif à l'humanité ?"
De positif ? Non. Le projet politique socialiste, partout où il a été appliqué depuis la Russie de 1917 à la Corée du Nord de 2006, en passant par les pays de l'Est, le Cambodge ou Cuba, s'est soldé par une déroute économique, une catastrophe sociale, en plus d'être liberticide, totalitaire et génocidaire.
Ecrit par : Lucilio | lundi, 10 juillet 2006
Sans oublier le système de retraite étatique, créé en 1941 par Pétain. Dantès ne me contredira pas en disant que malgré les 25 millions de morts du nazisme, cet excellent régime a indirectement amené les dirigeants occidentaux à voter des lois qui se préoccupent de nos petits vieux. Merci Hitler !
Ecrit par : Gadrel | lundi, 10 juillet 2006
"En préambule, je précise que j'exècre Staline encore plus que Hitler (ce qui n'est pas peu dire...)"
Et Mao, c'était un gentil ? Et Pol-Pot ? Et Castro ? Et Ceaucescu ? Et... ?
"Mais les résistants socialistes et communistes morts dans les camps nazis, ça ne compte pour rien ?"
Les socialistes, les vrais, tendance canal historique et les communistes avaient pour principal ennemi les libéraux, la Grande-Bretagne et les États-Unis, pas les nazis. Faut-il rappeler le pacte germano-soviétique de 1939, le fait que les socialistes purs et durs et les communistes sabotèrent les efforts alliés contre les nazis durant la "drôle de guerre", que les socialistes français ne furent pas les deniers à voter les pleins pouvoirs à Pétain et à collaborer avec l'occupant nazi (les communistes non plus, d'ailleurs, qui virent leur feuille de propagande - interdite de parution de fin '39 à mi-'40 - aurorisée à paraître grâce aux nazis).
"N'avaient-ils pas un idéal qui mérite le respect ?"
Un idéal qui est à la source même de 100 millions de mort est un idéal criminel.
"Et les républicains espagnols ?"
Ah oui, ces gentils républicains qui détruisirent la République espagnole, grâce aux pulsions totalitaires de leurs principaux chefs, dont surtout les socialistes de Caballero. Ainsi quand ils tentèrent un coup d'État en 1934, après avoir perdu les élections.
"Et Allende ?"
Ah oui, le gentil socialiste qui tenta d'instaurer une autre dictature totalitaire en Amérique. Et accessoirement, antisémite, xénophobe, homophobe, auteur d'un projet de loi de stérilisation des handicapés mentaux dignes des nazis et protecteur de criminel nazi en fuite.
Ecrit par : Lucilio | lundi, 10 juillet 2006
Les socialistes et communistes asphixiés par le zyklon B dans les camps de la mort apprécieront (là où ils sont) d'être considérés comme des alliés des nazis ...
Mais on peut continuer cette discussion sans fin : je n'en démordrai pas, une grande partie du confort de vie dont on bénéficie dans nos pays occidentaux, et notamment une certaine paix sociale, est due à des avantages sociaux acquis grâce au combat courageux de millions de socialistes et de communistes. Ne pas l'admettre relève tout bonnement de la mauvaise foi.
De toute façon, j'ai bien compris qu'à part traiter de nazi tous ceux qui ne pensent pas comme vous, votre argumentation ne va pas très loin ...
Ecrit par : edmond_dantes | lundi, 10 juillet 2006
J'avoue que je n'ai pas trop envie "d'argumenter" avec un type qui danse sur 100 millions de cadavres. C'est plutôt d'autre chose dont j'ai envie.
Ecrit par : melodius | lundi, 10 juillet 2006
Ayons d'ailleurs une pensée émue pour ces pauvres communistes allemands qui, à peine sorti des camps, n'ont eu rien de plus pressé que d'y envoyer d'autres qui n'étaient pas tous nazis, loin de là.
Eh oui, les gentils communistes ont su faire bon usage des installations que leurs prédécesseurs leur ont légué à Buchenwald et ailleurs.
Ecrit par : melodius | lundi, 10 juillet 2006
"Les socialistes et communistes asphixiés par le zyklon B dans les camps de la mort apprécieront (là où ils sont) d'être considérés comme des alliés des nazis ..."
Les communistes et nombres de socialistes ont été des alliés des nazis. It's a fact. Que les nazis, comme tous bons socialistes, n'aient pas respecté le deal, c'est une autre chose.
"...une grande partie du confort de vie dont on bénéficie dans nos pays occidentaux..."
Provient uniquement d'une société libérale et d'une économie capitaliste. La société socialiste est incompatible avec l'idée même de confort de vie, comme l'a démontré l'échec cruel et sanglant de toutes les sociétés socialistes.
"De toute façon, j'ai bien compris qu'à part traiter de nazi tous ceux qui ne pensent pas comme vous..."
Quand on veut vraiment insulter quelqu'un, pas besoin de le traiter de national-socialiste : socialiste, tout court, est suffisamment infâmant.
Ecrit par : Lucilio | lundi, 10 juillet 2006
Voilà que le masque tombe : le gentil monsieur ne parvenant pas à démontrer son assertion ni à démonter nos arguments déclare tout simplement qu'il pense ainsi et que rien ne le fera changer d'avis. Après ça, reviens nous jouer le rôle du type sympa ouvert d'esprit et prêt à discuter. Tu étais venu ici pour faire oeuvre de basse propagande, rien de plus. Désolé de t'avoir cassé ton coup.
Ecrit par : Gadrel | lundi, 10 juillet 2006
Bon, je vais en rester là, ce sera mon dernier post (rassurez-vous), parce que ça doit être fatigant pour vous d'essayer de me faire passer à tout prix pour un pro-soviétique (ce que je ne suis pas, je l'ai déjà dit et redit).
Mais comprenez-moi : je vote socialiste depuis des années (comme des dizaines de millions d'Européens), et je découvre au hasard de mes pérégrinations sur le net que je suis un salaud, une crapule, un violeur d'enfants, un nazi qui s'ignore (pourquoi pas un supporter du FC Bruges tant qu'on y est ?). Ca fout un coup au moral, forcément ... ;-)
Dites, au fait, Louis Michel, vous ne le trouvez pas dangereusement trotskyste, non ?
Bon, allez, j'arrête ... sans rancune ... j'espère que vous admettrez au moins que j'ai su préserver une altière élégance dans mes propos, et que je n'ai pas cédé à la vulgarité facile ou à l'injure, malgré le fait que rien ne m'a été épargné.
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"Les capitalistes nous vendront jusq'à la corde pour les pendre." (Lénine)
Ecrit par : edmond_dantes | lundi, 10 juillet 2006
"...un pro-soviétique (ce que je ne suis pas, je l'ai déjà dit et redit)."
Mais grand admirateur de crapule finie comme Allende ou des socialistes totalitaires espagnols de la Seconde République.
"...je découvre au hasard de mes pérégrinations sur le net que je suis [...] un nazi qui s'ignore..."
Tous les socialistes ne sont peut-être pas des nazis, mais tous les nationaux-socialistes étaient bien de socialistes.
"Dites, au fait, Louis Michel, vous ne le trouvez pas dangereusement trotskyste, non ?"
Pour mémoire, Jean Gol venait de la gauche.
"...j'ai su préserver une altière élégance dans mes propos..."
Oh... Il y avait bien des gardiens de camp d'extermination qui aimaient Wagner, voire même Mozart, ou des tortionnaires de la Loubianka qui adoraient Pouchkine.
""Les capitalistes nous vendront jusq'à la corde pour les pendre." (Lénine)"
Aaahhh... Lénine, ce grand phare de l'Humanité... tes références te décrivent mieux que tes discours, l'ami.
Ecrit par : Lucilio | lundi, 10 juillet 2006
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