vendredi, 25 août 2006

"Comment l'État providence a corrompu la Suède"

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"Le "libéralisme régulé" est au libéralisme ce que la chaise électrique est à la chaise."

Paraphrasant Ronald Reagan, Lucilio nous livre un post passionnant (et des commentaires qui le sont tout autant) à propos du défunt "modèle suédois".

mardi, 22 août 2006

Le Québec, terre de subsides

medium_quebec.gifLe toujours excellent Québecois Libre attire mon attention sur un moteur de recherche officiel qui permet de connaître tous les organismes subsidiés par le Gouvernement québecois.

Outre les sommes astronomiques allouées aux bénéficiaires (plus de 630 millions de dollars canadiens, tout de même), c'est le spectre très large des préoccupations des pouvoirs publics qui étonne.

Ainsi, sont financés par le contribuable francophone canadien plus de 5000 associations, dont certaines aussi improbables que "Le Front commun des assistés sociaux du Québec", "L'Association d'agoraphobes anonymes de Verdun", le "Centre d'orientation et de formation favorisant les relations ethniques traditionnelles", l'"Accueil collectif des conjoints en relation opprimante et colérique", le "Réseau d'aide aux hommes pour une société sans violence", ou encore "Abattons les échelons socio-économiques"...

A côté, on en viendrait presque à trouver la Communauté française pas assez généreuse ! 

Quoique, sous nos latitudes, on préfère travailler dans l'opacité, mieux vaut en effet pas tout savoir sur l'utilisation de l'argent du contribuable... 

samedi, 05 août 2006

Pascal Salin dans Trends-Tendances

medium_salin.jpgPrésent à Bruxelles le 22 juin dernier, à l'invitation de l'Institut Thomas More, Pascal Salin avait accordé à cette occasion une interview à l'hebdomadaire Trends Tendances.

L'entretien est publié cette semaine sous le titre (excellent d'ailleurs) "Le libéral : un anarchiste qui défend la propriété".

Le texte n'est pas en ligne malheureusement; il faut donc acheter le magazine mais, croyez-moi, cela en vaut la peine !

Les familiers des écrits de Salin reliront avec délectation quelques fondamentaux assénés par le maître : l'Etat contraignant par essence, la méfiance à l'égard de la "droite politique" française, le rejet sans condition du protectionnisme, etc.

Quant aux autres, ils découvriront une approche du libéralisme éloignée des poncifs médiatiques. 

"A l'opposé de la droite conservatrice ou réactionnaire", le libéralisme de Salin s'inscrit dans une tradition naturellement humaniste, prônant une véritable diversité.

PS : voir aussi le compte-rendu de RonnieHayek sur Chacun pour Soi.  

mercredi, 02 août 2006

Le musée des horreurs de la gauche

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Chacun pour soi a aussi son feuilleton de l'été !

Il s'intitule "Le musée des horreurs de la gauche" et a pour ambition de revisiter et de foudroyer quelques mythes dont s'enorgueillit la gauche aujourd'hui encore.

Armé de solides connaissances historiques, RonnieHayek dévoile la logique totalitaire de 1789, livre la vérité sur la Commune et rappelle les penchants "fascisto-corporatistes" d'Henri De Man tandis que Lucilio nous décrit les prémisses de la Guerre d'Espagne.

Un véritable "Historiquement correct" à la sauce libertarienne ! 

samedi, 24 juin 2006

"Projet socialiste : le présent d'une illusion"

Le Point de cette semaine, qui en une, annonce un fort peu citoyen "Droits de succession : comment y échapper", publie un très bon papier de Nicolas Baverez.

medium_LogoPS.gifIntitulé "Projet socialiste : le présent d'une illusion", l'auteur tire à boulets rouges sur le programme du PS français pour 2007... Extrait : "La démagogie et l'archaïsme sont les deux mamelles de la pensée économique du socialisme français, dont la devise se résume à « Loisir, Statut, Etat »".

Si on ne peut partager l'enthousiasme de Baverez pour Sarkozy, qu'il croit voir "renouer avec la filiation libérale" (sic), son texte a le mérite de dénoncer les "spectres" du socialisme français et ses conséquences inévitables : "la paupérisation de la France et la prolétarisation des Français".

samedi, 17 juin 2006

Prométhée, la librairie

medium_bouquins.jpgSi, comme moi, vous ne pouvez vous satisfaire de l'indigent rayon "sciences politiques" de Filigranes ou des volumes consensuels mis en vente chez Tropismes, une nouvelle librairie bruxelloise devrait vous combler.

La boutique s'appelle Prométhée et se situe rue de Laeken, 60, à deux pas de la place Sainte-Catherine.

Spécialisée dans les sciences humaines au sens large, elle réserve aux auteurs libéraux une place de choix... Pascal Salin, Robert Nozick, Philippe Nemo et les autres y peuplent les rayonnages, le tout sous l'oeil averti d'un véritable libraire.

Bref, un endroit très agréable pour ses défaire de ses deniers...

vendredi, 12 mai 2006

"L'Etat sauvage et la liberté providence"

Article très stimulant de Michel Cicurel, publié par Les Echos.fr.

Sous le titre "L'Etat sauvage et la liberté providence", l'auteur développe l'idée selon laquelle le capitalisme est très éloigné de l'état de nature et ne peut être qualifié de "sauvage", au contraire du dirigisme, économie "naturelle" où l'Etat règne par la force.

(via libéraux.org)

samedi, 06 mai 2006

A propos de la solidarité...

Le projet de Constitution dont je dis quelques mots dans le post ci-dessous se gargarise du mot "solidarité"... En effet, on le trouve pas moins de huit fois dans le manifeste.

En fait de solidarité, il s'agit bien entendu de la solidarité légale et contrainte, celle qui justifie la fiscalité confiscatoire qui nous étrangle.

On est loin de la charité, mot pourtant plus adéquat mais que les collectivistes tiennent en horreur.

Sur l'immoralité du principe de solidarité obligatoire, je retranscris ici deux citations qui devraient faire réfléchir Happart et consorts (pour autant que cela soit possible...). Elles sont issues du dernier et fort intéressant livre d'Alain Laurent, Le Libéralisme américain (éd. Les Belles Lettres).

Yves Guyot (1843-1928) tout d'abord : "La solidarité obligatoire, par mesure coercitive, est une régression morale... elle aboutit à remplacer le sentiment de la solidarité par deux autres sentiments: celui de la spoliation pour ceux qui veulent profiter du bien des autres; celui de la révolte et de la dissimulation pour ceux qui sont menacés d'être dépouillés" (in La Démocratie individualiste).

Albert Schatz (1839-1910) ensuite : "[C'est une doctrine] contradictoire enfin lorsque les solidaristes en arrivent à concevoir que la solidarité puisse être rendue obligatoire par l'Etat et que la contrainte puisse imposer des sacrifices qui ne sauraient avoir le plus mince atome de valeur morale s'ils ne sont pas absolument spontanés" (in L'Individualisme économique et social).