mardi, 10 octobre 2006
In memoriam Henri Simons
19:20 Publié dans Politique belge | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
vendredi, 06 octobre 2006
La taxe anti-phone shops illégale ?
Les taxes communales visant les phone (ou night) shops figurent incontestablement parmi les impôts les plus injustes qui soient.
Instaurées officiellement pour des motifs douteux (respect de l'ordre public - bravo pour le préjugé !), elles atteignent parfois des montants astronomiques : jusqu'à 12.500 € à Anderlecht pour l'ouverture d'un commerce, auxquels s'ajoute un tribut annuel de 2000 €...
La raison de ces règlements scélérats est en réalité purement électoraliste. L'objectif est de rassurer le petit commerçant bien de chez nous, ulcéré de constater que des concurrents peuvent lui piquer des clients grâce à des horaires plus souples.
En plus, les propriétaires de ces night/phone-shops sont le plus souvent des étrangers qui ne votent pas... Tout bénéfice donc pour l'édile taxateur, qui décourage toute initiative commerciale de la part de quelqu'un qui, pourtant, a choisi de ne pas vivre de la charité publique.
Cependant, on apprend qu'un comité de gérants de téléboutiques a décidé de se défendre... Selon leur avocat, les taxes concernées sont clairement discriminatoires et volontairement disproportionnées. Partant, elles entravent la liberté du commerce.
A suivre donc.
NB. Sur le même sujet, Place de la Liberté, et le rêve de RonnieHayek
21:20 Publié dans Politique belge | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
mardi, 29 août 2006
Sortie autorisée
Quitte à détoner, je ne suis pas choqué par la sortie encadrée qui a été accordée à Mariusz O., complice présumé du meurtrier de Joe Van Holsbeeck.
L'objectif de notre dispositif législatif concernant la protection de la jeunesse (loi de 1965) est bien, à côté de la nécessaire répression des actes délictueux commis par des mineurs, l'éducation de ceux-ci. Rappelons d'ailleurs que seules des "mesures" sont prises à leur égard, pas des peines, au sens du Code pénal.
Dès lors, autoriser un moment de détente surveillée à un jeune, même accusé d'agissements graves, rentre dans le cadre de la loi en vigueur. L'autorisation peut très bien être motivée par un comportement irréprochable au sein de l'institution où est enfermé le délinquant.
Par contre, je trouve plus étonnante l'attitude des politiques qui, unanimes, ont déploré (parfois en des termes très virulents) cette décision judiciaire qui a permis à Mariusz O. d'assister au (mauvais) match de football Belgique - Kazakhstan.
L'antienne habituelle "je ne critique pas une décision de justice" est oubliée quand il y a moyen de flatter les instincts sécuritaires de la population et de faire de la démagogie à bon marché, un mois avant les élections.
Plus choquante encore, l'initiative du Gouvernement fédéral qui, parce qu'il n'est pas content d'un jugement, décide précipitamment de changer les règles pour éviter d'être encore mis en difficulté... Et ce malgré le fait que ces sorties encadrées n'aient jamais posé le moindre problème.
La loi me gêne ? Changeons-la vite fait !
Tel est le message envoyé notamment par la Ministre de la Justice qui espère ainsi se débarasser de ses casseroles, en faisant pression sur les magistrats et en remettant en cause le principe de séparation des pouvoirs.
21:05 Publié dans Politique belge | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
jeudi, 24 août 2006
Allocation sous conditions
Le semblant d'allocation de rentrée scolaire accordé généreusement aux parents d'enfants en âge d'obligation scolaire est plutôt maigre, personne n'en disconvient.
50 euros pour les 6-12 ans (sans assurance de reconduction l'année prochaine) et 70 euros pour les 12-18 ans, voilà qui ne mettra même pas de beurre dans les épinards...
Mais, selon Isabelle Durant, il faudrait encore transformer ce faux cadeau en donation sous conditions.
Ainsi, elle estime, dans La Libre d'aujourd'hui, que "si l'allocation de rentrée scolaire doit permettre à des enfants d'avoir accès au dernier cartable à la mode, on passe à côté de l'objectif".
Moi qui croyais que l'objectif (unique) de l'opération était de freiner (plus que modestement) la chute du pouvoir d'achat du contribuable...
Mais, pour la secrétaire fédérale d'Ecolo, il revient au politique de guider les achats des Belges, histoire de "s'attaquer aux dérives commerciales", contre lesquelles le citoyen lambda est incapable de lutter seul comme un grand*.
Ceci dit, je veux bien qu'Isabelle Durant m'aide à faire les courses, mais alors c'est elle qui pousse le chariot, qui emballe les articles (dans des sacs réutilisables si ça la rassure) et range le tout dans ma voiture, sans s'arrêter au stand de dégustation de saucisson.
* Hors-sujet mais il est comique de voir tout le ban politique francophone hurler à l'insulte quand Yves Leterme déclare que "les francophones ne sont pas en état intellectuel d'apprendre le néerlandais", alors que, tous les jours, le même gratin prend des mesures (ou en propose, cf Durant) qui témoignent du mépris qu'il a pour les capacités mentales de la population.
22:15 Publié dans Politique belge | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
lundi, 21 août 2006
Les "dossiers brûlants" de l'enseignement
La Libre de ce matin synthétise les "dossiers brûlants" en matière d'enseignement qui seront traités à la rentrée par le Gouvernement de la Communauté française.
Au menu notamment, l'enseignement en immersion linguistique. "Il faut réglementer ce secteur dont la cote grimpe", assène la journaliste avec aplomb.
Toujours cette tendance à vouloir encadrer toute activité dès qu'elle prend de l'ampleur ou devient à la mode... A ce titre, à quand un projet de décret sur le sudoku, censé assurer une égalité des joueurs devant les grilles ? A quand un Ministre des pannini ou du pantalon taille basse ?
Autre chantier : les inscriptions.
"Ici aussi, une réglementation stricte est attendue pour octobre. Avec, pour objectif, de contrer la sélection pratiquée aux inscriptions par certains établissements et, par là, d'améliorer l'hétérogénéité des classes". Il n'est guère nécessaire de revenir sur ce parti-pris idéologique qui considère que la sélection, c'est le Mal et que, dans les classes plus encore qu'ailleurs, toute différence doit être gommée, au nom d'un égalitarisme mortifère.
Enfin, parlons des "bassins scolaires".
Sous ce terme aquatique se cache en réalité le fantasme socialiste d'une "meilleure" répartition des élèves dans les écoles, selon des critères pondus par des pédagogues inspirés.
But à peine inavoué de la manoeuvre : transformer nos chères têtes blondes en rats du Laboratoire Central de la Citoyenneté Solidaire et faire des écoles des lieux citoyennement propres.
Principal obstacle sur le chemin des pouvoirs publics : le libre choix de l'enseignement, laissé aux parents par la Constitution (article 24).
Dès lors, l'idée qui circule est la suivante : "les familles font des choix d'écoles et les communiquent non pas aux directions, mais à une autorité collective. La liberté de choix des familles est ainsi respectée et l'équité entre elles est même renforcée".
La simple évocation de la communication du choix d'une école, au nom de l'"équité", à ce qu'on appelle une "autorité collective" me fait frémir, pas vous ?
UPDATE : A lire : l'avis éclairé et désabusé de Constantin et le point de vue de RonnieHayek qui met en exergue les "failles du constitutionnalisme".
12:20 Publié dans Politique belge | Lien permanent | Commentaires (64) | Envoyer cette note
samedi, 19 août 2006
Droit de vote des étrangers non-européens
On a beau essayer de nous faire croire le contraire, le taux de 15,66 % d'étrangers non-européens inscrits sur les listes électorales à Bruxelles est particulièrement faible par rapport aux ambitions affichées par les autorités.
Pour ma part, je suis plutôt étonné, voire déçu que 6622 nouveaux votants aient accepté la mascarade organisée par le gouvernement et qui fait d'eux des électeurs de seconde zone.
Comment en effet peut-on accepter de participer à un scrutin pour lequel on ne peut se porter candidat ?
Comment admettre le préjugé infâmant des pouvoirs publics qui impose au nouvel électeur de prêter serment d'allégeance à l'ensemble du droit positif belge ?
Pourquoi accorder le droit de vote aux élections communales et pas aux autres ?
Tiens, simple question : combien de Belges se seraient-ils inscrits d'initiative si cette formalité était devenue obligatoire ?
16:50 Publié dans Politique belge | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
vendredi, 11 août 2006
Candidat à Bruxelles, en campagne en Turquie
Un avantage des candidats aux élections communales est qu'ils ne doivent pas parcourir des centaines de kilomètres pour faire campagne.
Pas besoin d'avaler trop de bitume pour ferrer l'électeur potentiel. Un candidat sénateur, par contre, se verra obligé d'aller démarcher le citoyen aux quatre coins de sa communauté linguistique...
Mais cette règle n'est pas d'application quand un Belge d'origine turque se mesure au suffrage universel.
Ainsi, on peut lire sur le blog toujours bien informé Humeur allochtone que, par exemple, Emir Kir (candidat PS à Saint-Josse) et Halis Kökten (candidat CdH à Schaerbeek) s'en sont allés faire campagne en... Anatolie, à Emirdag précisement.
Rien de répréhensible en soi : les intéressés vont taquiner leurs concitoyens sur leur lieu de vacances, avec ce zeste de communautarisme qui agrémente chaque élection bruxelloise.
Dans le même ordre d'idées, on pourrait très bien imaginer que les candidats PS de Charleroi partent à la rencontre de l'électeur à la Costa Brava ou, moins loin, à la prison de Jamioulx... Le marketing politique ne doit pas cesser en période estivale.
Le même post d'Humeur allochtone nous relate aussi les tentatives pathétiques du cabinet d'Emir Kir pour convaincre que ce dernier dispose de compétences ministérielles.
Dans un courrier envoyé à la presse locale, il est rappelé que M. Kir n'est certes pas membre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale (il est Secrétaire d'Etat et, à ce titre, est sous la tutelle de Charles Picqué), mais bien Ministre à la Commission communautaire française.
Notons, pour être précis, que la loi spéciale sur les institutions bruxelloises ne parle pas de "Ministre", mais de "membre du collège de la Cocof"... Mais faisons grâce aux Turcs de nos subtilités institutionnelles, et désignons M. Kir comme il se doit : un ministreke.
(Via Prométhée)
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mardi, 08 août 2006
Clochemerle-ten-Noode
Ah, la politique communale ! Si proche du citoyen, si concrète !
Mais si sordide et si minable parfois... J'en veux pour preuve cette guéguerre pichrocoline qui déchire le FDF de Saint-Josse-ten-Noode et qui oppose ces deux hommes d'Etat en devenir que sont Francis Impatient et Willy Vanderkeerssen.
Mateusz tente de nous expliquer les tenants et aboutissants de cette querelle passionnante, sur fond de vieilles haines locales, d'ambitions démesurées (c'est un mandat au CPAS qui a mis le feu aux poudres), de recrutement de candidats d'origine étrangère et de dénonciations calomnieuses.
La polémique se poursuit dans les commentaires du papier de Mateusz, sur les blogs de Willy Vanderkeerssen et de Frédéric Jottrand, et par articles interposés de la Dernière Heure et du Soir.
Si vous avez du temps à perdre, plongez-vous dans ce débat d'idées qui fait honneur à la démocratie (et si vous y comprenez quelque chose, faites-moi signe !).
12:25 Publié dans Politique belge | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
lundi, 07 août 2006
Clientélisme on line
Il est de notoriété publique que l'ancien député permanent socialiste Jean-Pierre De Clercq avait élevé le népotisme et le cumul de mandats au rang des beaux-arts.
Contraint il y a peu à la démission pour une sombre affaire de détournement de fonds, il continue aussi à promouvoir la valeur-phare du socialisme wallon : le clientélisme.
Ainsi, sur la page d'accueil de son site internet, qui fait de l'intéressé (souriant) un député permanent honoraire (plus chic que "poussé vers la sortie pour cause de magouilles diverses"), et sous une apologie pro domo, un lien permet au quidam de solliciter directement auprès du grand homme un emploi, quel qu'il soit.
La technique a le mérite de la transparence mais viole allègrement le principe du recrutement objectif par un organe indépendant.
De plus, elle fait de De Clercq le passage obligé vers l'emploi pour le chômeur hennuyer.
Enfin, elle démontre noir sur blanc à ceux qui en doutaient encore que les élus socialistes de l'acabit de Jean-Pierre De Clercq s'érigent en démiurges omnipotents qui, dénués de toute pudeur, distribuent les privilèges à des quémandeurs reconnaissants.
Ecoeurant.
15:05 Publié dans Politique belge | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
lundi, 31 juillet 2006
L'enrôlement des électeurs immigrés
Un camarade bien informé a attiré mon attention sur cette dépêche étonnante émanant de l'agence Belga.
Elle éclaire utilement le lecteur sur les méthodes utilisées par la Ville de Bruxelles pour "enrôler" les électeurs étrangers et leur permettre de voter dans le bon sens...
La voici dans son intégralité :
"La ville de Bruxelles est actuellement en train de finaliser l'enrôlement des électeurs immigrés, indiquent les quotidiens Het Laatste Nieuws et De Nieuwe Gazet. Les responsables de divers CPAS ont distribué ces derniers jours des "paquets" de formulaires d'inscription afin que les électeurs d'origine étrangère s'inscrivent aux élections communales du 8 octobre prochain. La procédure qui se clôture ce lundi a lieu car tous étrangers [sic] ne sont pas personnellement inscrits par le gouvernement bruxellois et l'administration bruxelloise. Un formulaire était disponible lors de cette inscription. En principe, une vérification pour s'assurer que la personne qui s'est enrôlée est bien électrice a lieu, mais ce ne sera pas le cas vu le manque de temps. Les listes d'électeurs seront composées mardi."
C'est en effet le dernier jour pour que les étrangers hors Union Européenne qui disposent maintenant (et sous conditions) du droit de vote aux élections communales, s'inscrivent sur les listes électorales.
Or, ce nouveau droit politique, acquis de haute lutte et après moult rebondissements, ne fait guère recette. A peine 5 % des électeurs bruxellois potentiels se seraient inscrits; c'est fort maigre...
Aussi, la Ville de Bruxelles a pris les choses en main, quitte à prendre quelques libertés avec la législation.
Comme le passage souligné ci-dessus le montre, l'administration, via le CPAS (véritable bras armé de l'assistanat citoyen) fait remplir en ce moment un maximum de formulaires d'inscription, sans vérifier que les conditions requises sont réunies.
Sur la simple foi d'une signature apposée au bas d'un papier, les listes électorales se gonflent ainsi d'électeurs "enrôlés" par les autorités communales, qui ne manqueront pas de se prononcer en faveur des forces de progrès et de solidarité le 8 octobre prochain...
A Bruxelles, c'est la nécessité qui fait loi, pas le code électoral.
PS : A lire également, RonnieHayek et Thierry sur le même sujet.
UPDATE : Interrogé par Ludovic Delory ce mercredi matin sur Bel-RTL, Yvan Mayeur, entre autres président du CPAS de Bruxelles-Ville, dément l'information contenue dans la dépêche Belga (http://www.rtl.be/site/Index.aspx?PageID=1; cliquer sur "L'invité de 7h50"). Dont acte (et merci à Ludovic d'avoir posé la question !).
11:50 Publié dans Politique belge | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note




